Qui sommes-nous?

Des filles !

Ou plutôt des femmes (Victoire doit grandir !), des soeurs, des tantes, des cousines, des copines, des amoureuses, des amantes, des folles, des fanatiques de vampires, des mangeuses de Nutella à la brioche, des voyageuses, des buveuses de téquila, des diseuses de gros mots, des lectrices passionnées, des abonnées à Glamour, des collègues coquines, des rêveuses hystériques, des voisines de charme, des joueuses de Trivial Pursuit, des looseuses assidues, des acheteuses de sacs trop chers, des utopistes de la baignoire, des festivalières avignonnaises, des paresseuses chroniques, des mélancoliques, des mortes de rire...

Et puis, bien sûr... des profs... turbulentes !

Salomé et Victoire.

vendredi 20 novembre 2009

Comment Salomé et Victoire se retrouvèrent derrière les barreaux


Précédemment dans les Tubulentes...

Madame Thénar, notre principale, avait frappé fort en imposant une censure d'une injustice inqualifiable aux casiers des professeurs.
 Les Turbulentes n'avaient pas encore eu le temps de mettre leur plan de vengeance à exécution que Thénar la Prude avait de nouveau frappé.

 *

 Ce jeudi matin, le ciel était dégagé, l'air doux, et les rayons du soleil caressaient doucement les vitres de la salle des professeurs.
Victoire et Salomé profitaient tranquillement de cette matinée ensoleillée en dégustant une tasse de leur thé préféré, essayant de savourer les moindres minutes de cette pause de dix heures qui paraissait ne pas finir, pour une fois.
 Alors qu'elles débattaient avec sérieux du film qu'elles avaient vu la veille, elles furent interrompues brutalement par un bruit strident qui vint anéantir la paix qu'elles avaient eu tant de mal à installer dans ce milieu hostile. Elles risquèrent donc un oeil par la fenêtre et découvrirent avec horreur des ouvriers exécutant les derniers ordres de Thénar la Prude.







Des grilles!

Celles-ci prirent, au fil de la journée, de plus en plus d'ampleur, de plus en plus d'espace, et à 18h00, au moment de quitter le collège,  le déni n'était plus possible et il fallut bien se résigner :

Les Turbulentes verraient désormais passer l'automne derrière des grilles,  et passeraient leurs coups de fil anonymes, lanceraient leurs épluchures de banane, verraient les premiers flocons de neige tomber... en cage.

Il faut croire que c'est le seul moyen qu'on ait trouvé pour les tenir tranquilles...

Adieu paradis perdu.









Découvrez la playlist 022 - Derrière les barreaux avec Chris Garneau