dimanche 19 décembre 2010

De l'art du relâchement.



Ne leur en voulez pas :
 depuis quelques temps, les turbulentes avaient vraiment la tête dans le guidon.


Alors, c’est avec beaucoup d’étonnement qu’elles ont appris l’arrivée des vacances de Noël (elles n’y croyaient plus), lors du pot de fin d’année organisé au collège pour l’occasion.

Evidemment, le craquage complet était assuré.




Bonnes fêtes les loulous!




Découvrez la playlist 110 - Xsmas avec Frank Sinatra


mercredi 8 décembre 2010

Où les Turbulentes se saignent pour la communauté.


C'est vrai qu'à première vue, sur leurs talons haut perchées, avec leur impeccable  brushing et leurs ongles parfaitement french-manucurés, nos Turbulentes pourraient, sans difficulté, passer pour des starlettes imbues de leur personne, favorisant leur bien être à celui d'autrui.




Que nenni.


Encore une fois, les Turbulentes vont vous surprendre.




Ce mercredi, après avoir dégusté une succulente terrine de sanglier et un carpaccio de biche (fabuleux repas de la St Hubert servi par la cantine, mais là n'est pas le sujet, restons concentrées) elles avaient décidé de faire don du plus précieux nectar, la rivière de feu qui chaque jour leur permet de vivre, pour votre plus grand bonheur : leur sang.


Certes cela ne se fit pas sans quelques pleurs doutes. 
Face à l'inconnu, Victoire interrogea longuement Salomé, en se mordillant les joues, signe, chez elle, d'une intense inquiétude :
"Est-ce que ça fait mal? Et combien de litres? 
Y a-t-il des risques de ressortir avec le teint d'Edward Cullen?"


Salomé, en bonne manipulatrice pédagogue avait, chaque fois, les réponses adaptées :
"Tout ce que tu as besoin de savoir, c'est que les médecins sont canons, les magazines... vintage, et leur cake aux noisettes délicieux. Et en plus, ils te forcent à le manger, et du gâteau pour une culpabilité zéro, c'est une bénédiction."




*


Compte-rendu de cette sanguinaire aventure en 2 étapes (oui, seulement).


Etape 1 : le questionnaire écrit


Une fois n'est pas coutume, les Turbulentes durent respecter les règles et donc révéler au grand jour leurs terribles secrets. Victoire en arriva à se poser des questions extrêmement pointues, auxquelles, au grand jamais, son esprit pur et innocent n'avait été confronté.






Victoire - Une malade vénérienne? C'est quoi?... 
Ah non, ne dis rien : je me souviens, c'est ce truc que j'ai eu en primaire.
Si je prends des substances illicites... C'est-à-dire?... Chocolat?... Tartiflette?... Bon y a bien les Oreo taille XXL que je fais venir tout exprès d'Espagne mais bon... tu crois qu'il faut les déclarer?... C'est compliqué ce truc! J'ai passé l'âge des examens, bordel!

Salomé - Bon écoute, c'est facile, tu mets "non" partout.



Victoire - Ah bon... Et là aussi? Ils demandent quand même si t'as bien lu toutes les questions précédentes. Je pourrais pas passer pour une conne si je mets "non"?

Salomé - Pu***! Bien joué, la débutante! J'allais commettre une grossière erreur là.



Etape 2 : l'entretien avec le médecin

Pendant que Victoire devenait un code barre répertorié à vie,



et qu'elle se documentait sérieusement sur la position du koala jongleur dans un Elle spécial Sexe de février 1996,




Salomé, la courageuse, montra l'exemple et y alla la première, non sans quelque peu rouler des mécaniques.



Face au médecin, son moi et son sur-moi furent en totale opposition :

Le Docteur - Alors, vous êtes seule en ce moment?
Salomé - Oui. (Connard.)
Le Docteur - Bien. Vous avez eu un partenaire sexuel ces quatre derniers mois?
Salomé - Quand même! (Connard. Est-ce que j'ai l'allure de Jeanne Calmant ou quoi?)
Je suis jeune et active sexuellement, évidemment, vous pensez bien que je ne vais pas gâcher cette jolie enveloppe corporelle, si vous voyez ce que je veux dire (petits haussements de sourcils, voilà, parfait, maintenant, je suis une chaudasse du feu de Dieu! Plutôt crever que d'avouer mes 36 derniers mois d'abstinence.)
Le Docteur - Je regrette, mais nous ne vous prendrons pas votre sang si vous n'êtes pas claire sur les maladies sexuellement transmissibles. Il faudra repasser après 3 mois sans nouveau partenaire.
Salomé - Ah.

Salomé ressortit donc, un peu dépitée, et toute abasourdie de s'être laissée prendre à son propre jeu. Victoire, tout excitée, l'attendait :

Victoire - Ca y est, c'est mon tour, je peux y aller ? C'est bon, je suis hyper chaude, là!
Salomé - Nan mais laisse tomber, c'est vraiment des nazes ici. Et puis figure-toi que le médecin est un pervers du plus haut niveau, du style à te poser des questions sur tes performances sexuelles, je te raconte même pas. 
Notre sang, je vais te dire, il est beaucoup trop bon pour eux.
Allez, tchao la compagnie, on se casse.



Découvrez la playlist 108 - Give me your blood avec Cocoon

mercredi 1 décembre 2010

De l'art d'élever un enfant t.2 - Les solutions



Evidemment, la plupart d'entre vous ont vu les Turbulentes dans le rôle de femmes engagées, prêtes à lutter contre ce système stigmatisant qui institue la femme trentenaire sans enfant comme une vieille fille tarée marginale.

Et c'est là que vous vous êtes tous trompés!

Nos Turbulentes en ont marre de la lutte et ont préféré suivre, une fois n'est pas coutume, le mouvement, mais à leur manière, cela va sans dire.

Elles ont adopté!




Salomé : Comment elle s'appelle?
Victoire : Bridget-Cissé.
Salomé : Sympa comme nom.
Victoire : Et comment. Tu te vois appeler ton enfant Bridget-Cissé franchement? Non. La loose. Le gamin se fait tabasser tous les jours de sa vie avec un prénom comme ça. 
Et là, tout le monde adore. Et puis regarde, elle mange tout ce que je lui donne. Elle adore les Fitness au chocolat, le Nutella, les Pepitos, les Sprits, les Smarties, les Kinder Bueno... Pas besoin de passer des heures à préparer de la purée de pois cassé bio.






Salomé : T'as vu comme elle est belle et comme elle grandit bien?
Victoire : Bah dis donc, je serais en admiration pour un peu.
Salomé : Je lui parle tu sais. Tous les jours. Elle adore ça. Je crois que c'est ce qui lui vaut cette couleur particulièrement saillante.
Victoire : Ah. C'est donc ça le secret.
Salomé : Je crois bien. Ca et la Téquila. 
Victoire : ...
Salomé : Ouais, je lui donne à boire aussi dis donc! Et je ne l'arrose pas que d'eau non mais! 
Je veux pas qu'elle crève là, dans mes bras. Je la bichonne moi! 

*

Voilà vous savez tout.

Alors à toi, jeune fille qui approche de la trentaine (ou pire, qui a déjà passé ce stade fatidique), tu dois te sentir bien seule, car vois-tu, les Turbulentes, elles-mêmes ont décidé de réagir. Il n'est donc pas trop tard. Tu peux, toi aussi, si tu le veux vraiment, changer ta vie et faire partie de cette grande famille qu'est l'Humanité.

"A bon entendeur."

Victoire : C'est ma prof d'anglais au lycée qui finissait toujours ses phrases par ces trois petits mots. Ca m'a toujours énervé parce que ça faisait snob. Aujourd'hui j'adore les utiliser à mon tour parce que...
Salomé : Victoire! Ferme-la un peu qu'on termine avec un peu de panache de temps en temps!





jeudi 25 novembre 2010

De l'art d'élever un enfant t.1 - Les problèmes



Nos Turbulentes (pourtant encore si juvéniles) sont arrivées à un âge où il se passe un drôle de phénomène dans leur entourage. Voyez plutôt.



Au boulot.



A la maison.




En virée shopping




Bref, l'invasion est bel et bien là. Les ventres ronds nous entourent.
Ils contrôleront très bientôt tout l'univers.

Face à ce fléau qui menace de tous nous engloutir, deux solutions :
la première consiste à lutter, corps et âmes,
utilisant des arguments tout prêts mais bien ficelés comme 


1/ceux de la femme militante : 






2/ceux de la femme écolo : 





3/ceux de la femme résignée et de mauvaise foi 





La deuxième consiste à céder aux pressions sociales de la société,
à se ranger, à se fondre dans la masse, à rentrer dans le moule et à suivre le mouvement.


On vous laisse donc émettre les hypothèses les plus folles sur la solution adoptée par nos Turbulentes. On veut les entendre, évidemment et puis, si vous êtes vraiment insistants, on vous révèlera le fin mot de cette histoire la prochaine fois.


PS : Amies et amis enceintes, nous vous aimons quand même, va!
Parce qu'au fond on sait que vous avez été chouettes avant, dans une autre vie.
Pour tous les autres, en revanche, inutile de nous adresser la parole.


Découvrez la playlist 105 - De l'art d'élever un enfant avec The Who

dimanche 21 novembre 2010

D'une idylle professionnelle.



Hier dépressives, nos Turbulentes ont dû remonter la pente (bien malgré elles) car oui, le monde d'aujourd'hui est impitoyable avec celles qui refusent de quitter leur couette, ne se douchent qu'une fois par semaine et se nourrissent uniquement de graines de pipasol, crachant les coques vides deci-delà, et en fumant un bâtonnet d'encens.


Heureusement pour elles, cet état de dépression s'avéra contagieux.
Et quand leur principale, Mme Prude, se retrouva face à 100% d'arrêt maladie pour l'équipe de Lettres, elle n'eut d'autres choix que celui de les rappeler, en dépit de son orgueilleuse volonté.


Après avoir négocié le réassort quotidien de Kit Kat dans le distributeur et un accès illimité à la photocopieuse (dupliquer un Glamour et un Cosmo par mois, c'est quand même pas de gros besoins), Salomé et Victoire reprirent le chemin de l'école, très fières d'elles.


C'est alors qu'elles s'aperçurent qu'une de leur collègue avait définitivement quitté le navire entre temps et réalisèrent, dans le même temps, qu'un superbe Apollon l'avait remplacée.


Victoire et Salomé, à peine remises de leur état végétatif, virent arriver (au ralenti) cet individu à la crinière indomptée, au regard de Supercopter.




 Un dieu vivant, enfin à la hauteur de leur puissante aura. Cela devenait intéressant.


Après une argumentation digne des plus grands rhétoriqueurs de ce monde, 
(Salomé - Il est pour moi.
Victoire - Et pourquoi ça?
Salomé - T'as déjà un mec.
Victoire - Admettons...)
Salomé s'appropria le bel éphèbe méditerranéen en un claquement de doigts, 
et surtout deux battements de cils.


Au bout de dix jours d'idylle passionnée et d'amour ininterrompu, il devint, pour nos deux tourtereaux, de plus en plus difficile de se contenir (pour le plus grand désarroi de notre amie Victoire).


Et lorsqu'un jeudi soir, notre ténébreux Valentin sortit de la salle des profs, accompagnant son regard concupiscent d'un : "Tu verras mon bouchon, je t'ai laissé un petit cadeau dans ton casier pour ce weekend. Je suis sûr que tu en seras folle", Victoire faillit bien vomir sur sa tarte au citron meringuée (car elle mange beaucoup en ce moment, pour compenser).

Salomé, elle, sous le joug de Cupidon, folle de passion, se mit à virevolter jusqu'à son casier, impatiente de découvrir les probables places d'Opéra ou autre billet d'avion pour quelque destination italienne.




"C'est dommage, ça avait pourtant bien commencé !", hoqueta-t-elle rageusement.

*

Et Victoire dans tout ça? nous demanderez-vous.



Eh bien notre commère ne perdit pas le nord, comme toujours et 
bondit sur l'occasion pour découvrir de nouvelles expériences.

Victoire - Dis, Salomé, tu me le prêtes ton nouveau pénis en polystyrène?

(On ne vous cache pas qu'on est très curieuses de savoir qui tombera sur cette page en tapant les mots clés ci-dessus. 
Il faut dire aussi que les Turbulentes cherchent à varier leur public, et même les pervers sont bons à prendre quand on veut atteindre les 200 fans. Et puis après tout, le fétichisme est une passion comme une autre, qu'il convient d'encourager.)





Découvrez la playlist 107 - Divine idylle avec Cher

lundi 15 novembre 2010

De la forme olympique.











Les Turbulentes vous envoient toutes leurs bonnes ondes positives pour cet hiver qui approche. Hourra! On garde la pêche! Youpi! On sourit! Et on met des couleurs gaies! Ouais !









Découvrez la playlist 104 - De la forme olympique avec Yodelice


mercredi 10 novembre 2010

Où les Turbulentes donnent leur version des dents de la mer.


Au collège, depuis le 1er septembre, la guerre est déclarée.

Les Turbulentes éternelles insatisfaites employées très exigeantes,
refusent de plier sous le poids du diktat de la direction qui, chaque jour,
trouve un nouveau moyen de brimer ces fonctionnaires modèles.

Alors ce jour-là, quand les parties de batailles navales furent
définitivement interdites lors des réunions pédagogiques,
tout comme l'étude de la Macarena en histoire de l'Art,
et qu'une note administrative mit fin au décolleté pigeonnant,
 allié pourtant très précieux face aux séduisants parents d'élèves veufs ou divorcés, 
c'en fut trop.


 Il fallait agir rapidement, fermement, efficacement.
Prendre position. Et avoir une réaction adulte. 




"Tu crois que quand elle ouvrira sa boîte aux lettres, 
elle comprendra que ça, ce n'est pas son oeil?"









Découvrez la playlist 106 - Hierarchie avec Carmen Maria Vega



mercredi 3 novembre 2010

De la concurrence.


Même si elles ont l'air de s'entendre, comme ça, au premier abord, nos Turbulentes cachent derrière cette façade de sourires, de clins d'oeil et de coups de coude dans les côtes, une concurrence féroce.
(Ayé, on vous voit saliver à l'idée d'apprendre les dessous de leur relation si parfaite en apparence.)


Alors ça peut aller de la situation la plus banale ;

[D'ailleurs c'est fou de stagner à 192 fans sur Facebook, que faites-vous fans dévoués?
Propagez l'info nom d'une pipe!]


A celle qui commence à faire perdre en crédibilité ;





Pour aboutir à celle qui vous met vraiment dans la merde.







Voilà comment Victoire se retrouva avec une dette sur le dos pour un long moment.

Adieu bottes Isabel Marant et Sac Jerôme Dreyfuss à trois chiffres. Qu'allait-elle devenir?






Découvrez la playlist 101 - Concurrence avec Brune
Découvrez la playlist 101 - Concurrence avec Brune

jeudi 28 octobre 2010

De l'art culinaire.


Si les Turbulentes aiment par-dessus tout la présence réconfortante de la nourriture dans leur estomac si délicat, elles n'ont reçu, en revanche, aucune prédisposition pour
l'art culinaire, au grand désespoir de leur mère.

Heureusement, cela ne les empêche pourtant pas d'essayer encore et encore au grand désespoir de leurs amis.





Victoire - Tu sais, tous les Dîner presque parfait que j'ai à mon compteur me donnent l'équivalent de l'expérience d'un meilleur ouvrier de France.

Salomé - Sans l'ombre d'un doute. Cependant, dans le cas où tu te sentirais un peu débordée (ce qui n'a aucune chance d'arriver, j'en suis bien convaincue), je t'ai rapporté un peu de docs...

Victoire - Il va être... sidéré ! Et sa mère n'a qu'à bien se tenir !











Découvrez la playlist 103 - De l'art culinaire avec Lily Allen

vendredi 15 octobre 2010

Où nos Turbulentes perdent leur sang froid.


Un jeudi soir, 16h43.










Un peu de douceur et de tranquillité dans ce monde de brutes, 
ce n'est pas trop demander, non?



Découvrez la playlist 102 - Loosing patience avec Nancy Sinatra

jeudi 7 octobre 2010

Où Mère Nature n'a pas été très juste.


Cette année, Victoire et Salomé sont bourrées de bonnes intentions.
Parce que, dans "l'éduc' nat'", les résolutions,
elles se prennent le 1er septembre ou pas du tout.

Et au moment même où leurs élèves mettaient au point un plan diabolique visant à incendier collège et pédagogues réunis, nos Turbulentes, elles, dressaient une liste de décisions beaucoup plus louables :

Victoire :
- ne plus attendre que la poubelle soit vivante liquide avant de la sortir.

Salomé :
- Réussir, enfin, l'admirable exploit de courir 3 minutes durant sans pause.

Victoire : 
- Se limiter à 700€ de fringues par semaine
(soit une réduction dramatique de 50% des moyens).

Salomé : 
Arrêter les pâtes aux 4 fromages. Se limiter à 3.
(Parce que de toutes façons, le gorgonzola, on ne le sent jamais.)

Victoire :
Se mettre à la musique.

Salomé :
Se mettre à la musique. 


 Pour certaines, la musique est innée, un véritable don, permettant d'apaiser le corps et l'âme, au milieu d'une ambiance feutrée et zen.



Pour d'autres, ça n'est pas aussi facile.


"Ca ne sert à rien de te planquer, je veux que tu entendes ce son dément que j'arrive à faire sortir de ce truc, en soufflant de toutes mes forces, et sans les mains en plus."



Salomé On vous a épargné, là, parce qu'on sait bien que vos chastes oreilles ne sont pas tout à fait prêtes à entendre simultanément Brahms au violoncelle et Bob Dylan à la casserole à l'harmonica.





Découvrez la playlist 100 - Music avec Björk

lundi 4 octobre 2010

Où les Turbulentes font pourtant de leur mieux.



La semaine dernière, enfin, les Turbulentes,
qui ont bien du mal à se remettre de la rentrée, il faut l'avouer, sont sorties. 
Enfin, bon, jusqu'à 22h, mais c'est l'intention qui compte.
Et que celui qui a fait 17 000 km en quelques semaines leur jette la première pierre.
(Oui oui, on sait, on va bientôt arrêter avec cette excuse, mais pas avant janvier.
Après, ça sera de la faute de la dinde qui pèsera sur nos pauvres estomacs ballonnés...)

Pour se remettre doucement dans le bain,
Victoire et Salomé se rendaient donc,
ce soir-là, à un concert, celui de Siobhan Wilson, 
qu'elles avaient connu au Zèbre, il y a quelques mois de cela.





Siobhan, elles l'aimaient bien, parce qu'elles pouvaient l'écouter les après-midi ensoleillés en flânant dans les rues moites mais réconfortantes de la Nouvelle-Orléans ;
ou encore les soirs doux face aux couchers de soleil sur les montagnes du Montana.

Elles se prenaient alors à rêver qu'elles étaient des personnages de roman à l'ère victorienne, habillées de robes en dentelles, prenant le thé, dans des tasses fleuries en porcelaine, à l'abri sous leur ombrelle blanche, causant de l'intérêt esthétique d'un mimosa au milieu d'un jardin.





Mais quand elles surent que Siobhan, à la voix de petite fille, aux longs cheveux ondulés (eux-mêmes terre d'accueil occasionnel d'un papillon pastel), Siobhan, donc,  qui chante des berceuses et des reprises de Brel, se produisait à l'International, elles voulurent voir ça de leurs yeux.
Victoire : "Si si, je pense que ça peut marcher.
Salomé - Tu rigoles? C'est comme essayer de rester élégante en 
mangeant un Big Mac. C'est physiologiquement impossible.
Victoire : Bon allons voir."

Et effectivement, le spectacle fut... particulier.


Une fois à l'International, nos commères retrouvèrent l'ambiance 
qu'elles affectionnaient tant : le traditionnel peuple joyeux qui boit, qui parle fort, 
et qui crie "Vas-y Siobhan !" en s'accompagnant d'odorant rots à la bière.
Et la pauvre fille, rouge pivoine, elle ne peut que sourire bêtement (ça, elle sait très bien faire), déclarer son amour fou à ses parents au fond de la salle, et continuer à grattouiller bien sagement sa guitare sèche, dans l'indifférence générale.


Alors les Turbulentes, titubant de fatigue après un demi verre de vin (mais que sont-elles devenues ?), préférèrent rentrer se coucher après la première chanson.

Salomé : "Tu vois, je te l'avais dit. Siobhan à l'International, c'est un peu comme une flûte à bec dans une rave-party  : ça n'a pas de sens.
Victoire : Tu fais chier avec tes comparaisons de merde. Je veux rentrer."

Bilan : 1ère tentative de sortie avortée.


jeudi 30 septembre 2010

Où l'intimité des Turbulentes n'a plus de limite.


Après avoir affronté la réception d'un emploi du temps tout à fait merdique,
suivie, forcément, d'un face à face musclé avec une principale adjointe névrosée,
nos Turbulentes se sentirent enfin capables de sortir de leur hibernation
 et d'ouvrir le festival 2010-2011 de leurs virées légendaires.
Pour cette première soirée : un cinéma
 (parce qu'il faut reprendre doucement, sous peine de claquage).
 Elles ne furent pas déçues.

Victoire avait choisi le film : "Je te préviens, il y a des scènes érotiques à gogo.
Salomé - Parfait."

Salomé avait choisi le cinéma : "Je te préviens, c'est un petit ciné de quartier, y a pas grand monde.
Victoire - Parfait."

Cela donna lieu à des scènes assez particulières :



Victoire - Que les choses soient claires : tu ne peux décemment pas avoir les deux pour toi toute seule. Je ne tolèrerai pas de fantasmer sur le même homme que toi. Alors, le blond ou le brun?

Salomé - Non, impossible de choisir, à eux deux, ils forment l'homme parfait. Tu sais ? Celui qui n'existe pas hors de ce cinéma.
Et puis merde, j'ai mis un collant, comment je fais, moi, pour me contenter maintenant? Je suis en train de comprendre plein de choses sur l'intérêt des bas, là...

Victoire - Pour commencer, tu changes de siège.

*



Victoire - Mais elle se pousse, la grosse, qu'on puisse voir son zizi ?

Salomé - Se faire mettre des claques pendant l'amour, t'as déjà essayé ça, toi?


*



Salomé - L'amour dans la farine, c'est particulier quand même. Ca doit faire de ces grumaux!

Victoire - Il est pas mal le meuble en teck dans le fond de la pièce non? Ca irait bien dans...

Salomé - Non, là, tu vas te taire, d'accord?


*

Vous l'aurez compris, Salomé et Victoire vous recommandent chaudemant ce film pour son côté... artistique, et pas du tout pour les fesses fermes à croquer de Nicolas Duvauchelle, les épaules massives de Roshdy Zem, les scènes de nus où on fantasme comme des malades sur toute cette peau. Non.











Découvrez la playlist 099 - Happy few avec The Jimi Hendrix Experience


lundi 27 septembre 2010

Où tout s'explique enfin.



En ce moment, les Turbulentes ne vous racontent rien, et c'est bien normal : elles hibernent.
L'hiver n'est pas encore arrivé leur direz-vous, mais comme d'habitude, nos deux commères sont en avance sur leur temps, et n'en rougissent point.
Parce que 17 000 kilomètres en quelques semaines, 
un décalage horaire géré en pleine rentrée, 
l'arrivée d'une hiérarchie névrosée et complètement incompétente,
forcément, ça épuise.

Alors, oui, les Turbulentes glandent.

Entre le boulot huit heures par jour,
 les manifs trois fois par semaine 
et les obligations familiales du week-end,
 elles dorment.

Et elles rêvent, elles rêvent !
Elles rêvent qu'il fait encore beau et chaud sous le soleil de l'Arizona 
et qu'elles sillonnent les routes semées d'Indiens et de cactus, 
un double litre de coca light à la main, insouciantes.



Promis, bientôt, elles se réveilleront et, 
bourrées d'énergie, dynamiques comme jamais,
 elles repartiront vers de nouvelles aventures !
Mais pour l'instant, chut ! Laissez-les rêver !