mercredi 20 janvier 2010

Où l'on apprend que les Turbulentes oublient parfois leur conscience professionnelle.


Chers lecteurs, il est temps que l'on vous dise quel genre de profs sont Victoire et Salomé.

Au-delà du fait que chacune de leurs apparitions dans les couloirs suscite admiration et respect de la part de leurs élèves et de leurs collègues, elles sont aussi des professeurs hors pairs.
Sérieuses et appliquées, elles ne se contentent pas de tourner les pages d'un manuel tout au long de l'année en y ajoutant quelques exercices de grammaire par-ci par-là, non.
Elles élaborent, chaque jour, un travail réfléchi, adapté et de grande qualité, et le dispensent avec savoir faire et conviction.

Mais ces jours-ci, il faut bien vous l'avouer, les Turbulentes sont devenues de véritables paresseuses du stylo rouge. La faute, sans doute, à ces températures négatives, aux soldes obsédantes ou encore à leur dernier rêve érotique.
Bref, ça va mal.

En ce mardi matin, tandis que Salomé profitait de la récré de 10h pour feuilleter hasardement (oui, on vous jure que ce mot existe) des annales de brevet afin de dégoter vite fait bien fait un sujet pour ses troisièmes, Victoire, elle, n'avait toujours pas la moindre idée de ce qu'elle allait faire avec ses sixièmes qui l'attendraient dans 3 minutes chrono avec une insatiable soif d'apprendre.



Salomé lui souffla donc une idée :

Salomé : Pourquoi tu ne fais pas une dictée? Ça dépanne toujours une dictée.

L'idée fut adoptée sans plus de résistance : ce serait donc dictée.

Quand les élèves osèrent lui demander des explications, Victoire prit son rôle très au sérieux :

Victoire : Comment ça, vous n'avez pas été prévenus? Vous plaisantez j'espère? 
Trois fois je vous l'ai dit, hier, quand ça a sonné. Mais ça, bien sûr, c'est moins intéressant que d'écouter la voisine raconter le résumé du dernier "Plus belle la vie", hein?
La prochaine fois, vous serez plus attentifs. Voilà qui vous servira de leçon (bande de petits morveux!)"

La vue des copies entassées sur le bureau donna (un instant seulement) à Victoire l'impression que Salomé avait voulu lui tendre un piège.
Mais, heureusement, elle trouva une autre solution pour se débarrasser de ce tas ingrat avant son mercredi après-midi.

Victoire : "Bien. Je vais redistribuer les copies. Chacun va corriger la copie d'un camarade à l'aide de son livre.
Pour chaque faute oubliée, j'enlèverai un point sur votre note."

Bien sûr, elle eu mauvaise conscience une micro seconde, quand la sonnerie retentit, et qu'elle leur fit noter dans leur agenda :
"Pour jeudi, finir de corriger et de noter la dictée de son camarade."

Mais quoi? Au moins, on ne pourrait pas lui reprocher le manque d'autonomie et de responsabilité de ses élèves. Elle en était sûre : ce travail leur serait plus qu'utile pour la suite de leur scolarité.

En attendant, ce fut d'un pas leste que Victoire entama son micro week-end (appelé aussi mercredi après-midi) et fit un pied de nez au passage à Salomé, à qui il restait encore deux bonnes heures et qui commençait à piquer du nez sur son bureau.

Mais ça, c'est une autre histoire...

*
 (Cette chanson du groupe The Go Team fait partie de la B.O du film de Drew Barrymore, Bliss (Whip it) avec Ellen Page.



Les Turbulentes vous recommande plus que chaudement ce film qui donne la pêche et surtout qui vous apprend, grâce à une "Food fight" inoubliable, comment régler le compte de celles qui gâchent, inconscientes qu'elles sont, des frites au ketchup.  


Ce qui est, on doit bien le dire, indispensable à la formation des bonnes turbulent(e)s que vous êtes!)






vendredi 15 janvier 2010

Où l'on apprend comment rester glamour en toutes circonstances grâce aux Turbulentes.

Les Turbulentes ne vous ont pas encore tout raconté sur leurs vacances de Noël : elles vous ont raconté la fête, l'alcool, la dinde, bref, elles vous ont vendu du rêve, mais elles ont gardé le meilleur pour la fin : la fameuse grippe intestinale.


 Et des vacances de Noël sans gastro, c'est comme des vacances de Pâques sans cloches, ça n'a pas de sens. 


Car la grippe intestinale est utile et sait se faire apprécier. Qui, après avoir englouti dix-huit parts de bûche au caramel salé, et passant malencontreusement devant un miroir, ne s'est pas déjà dit, caressant un ventre digne d'un neuvième mois de grossesse : "J'aurais bien besoin d'une petite gastro, moi" ?


Eh bien ça, c'est avant.
Avant, parce que pendant, roulée en boule sur le sol de la salle de bain, entre la cuvette des toilettes et la brosse à récurer, on fait moins sa maligne.
Je dirais même plus : on pleure sa mère comme si on avait six ans.

Ah... Glamour, quand tu nous tiens.


Bref.


La Turbulente, elle, ne se sent jamais concernée par ce genre de problème. Non.


La Turbulente, elle, sait mettre à profit une grippe intestinale pour perdre dix kilos et surtout, faire la rencontre d'un homme beau, riche, et charismatique (un vrai fantasme à lui tout seul) : le médecin de nuit.


Salomé tomba malade (même les déesses sont malades.)
Et Salomé prit donc, comme à  l'accoutumée, tout plein de médicaments différents, pour que ça passe vite.


Alors, quand Salomé, en pleine nuit, ne parvint pas à trouver le sommeil parce que son coeur avait décidé de dépasser les 240 battements à la minute, elle s'inquiéta un peu.
Se pouvait-il qu'elle ait pris trop de médicaments ?
Se pouvait-il que les mélanges aléatoires faits quelques heures plus tôt aient été des mélanges mortels?
Se pouvait-il, alors, qu'elle succombe dans d'atroces souffrances pour finir par être retrouvée, dix jours plus tard, rigidifiée sur le sol de la salle de bain ? 


Un peu d'inquiétude, donc.


Elle décida alors d'appeler SOS médecins, et après une attente tout à fait raisonnable de trois heures trente, on sonna à la porte.


Quand Salomé ouvrit, elle sut immédiatement qu'il allait falloir la jouer serrée : d'un côté, un médecin, la trentaine, brun ténébreux, volant au secours des jeunes filles en détresse, sa sacoche à la main et son sourire Colgate sur la figure ; et de l'autre : elle, turbulente échevelée, pyjama en pilou, pantoufles à poils roses et haleine de chacal.


 





Mais il n'en faut pas plus à une Turbulente digne de ce nom pour séduire un homme en un tour de main.

Allongée sur le lit, à demi-nue (pour l'électrocardiogramme évidemment), Salomé s'entendit dire par le bel éphèbe qu'il s'agissait juste d'une crise d'angoisse, mais que bien sûr, elle avait bien fait de l'appeler. Et c'est la main sur sa cuisse et le regard lubrique chaleureux, que cet homme, décidément très rassurant, lui rappela qu'il était là pour ça, lui laissant maladroitement son numéro de téléphone sur sa table de chevet dans le cas où une crise réapparaîtrait (on ne sait jamais avec ces choses-là.)


Qui oserait désormais nier l'efficacité d'une bonne gastro grippe intestinale ?












Découvrez la playlist 037 - Médecin avec Anaïs

mardi 12 janvier 2010

Comment les Turbulentes font le bilan de leur vie.



Salomé : J'arrive pas à savoir s'il m'aime bien ou s'il m'aime bien, bien, tu vois? Il est difficile à cerner.

Monte le chauffage, il fait froid.



Victoire : Mais il a quand même bien émis quelques signes... Réfléchis-bien. Un regard en coin? Un sourire timide? Une main qui effleure malencontreusement ton bras?

Je pense que la pizza est cuite, on y va?



Salomé : Y a bien eu le moment où y s'est assis à côté de moi, mais je crois qu'il n'y avait plus de place sur le sofa.

Tu les manges pas tes olives, là?



Victoire : Alors, non, ça ne compte pas. Je suis désolée.

Ouais, vas-y, tu peux les prendre.



Salomé : Ah si... Quand on est sortis, j'ai eu froid, alors il m'a prise dans ses bras pour me réchauffer...
Tu veux quoi comme parfum? Menthe ou citron?



Victoire (surprise) : Ah ouais... quand même.

Pfiou. Il est trop chaud, je peux pas le boire tout de suite.



Salomé : J'aimerais bien venir avec un mec chez IKEA, une fois, pour voir.

Victoire : C'est toi qui fais la vaisselle.

*

Comme vous l'avez compris, les Turbulentes aiment passer leur soirée dominicale à se raconter leur vie et s'en inventer une autre dans les boites toutes décorées d'IKEA.

Il est certain que question intimité, ça laisse à désirer, mais là-bas, les plantes sont toutes vertes, les luminaires ont tous des ampoules qui fonctionnent, les éviers sont toujours brillants et propres, les lits toujours moelleux et faits au carré, alors ma foi, tant pis pour l'intimité.




Découvrez la playlist 036 - IKEA avec Rose

vendredi 8 janvier 2010

Comment les Turbulentes jouèrent aux dames et ce qu'elles virent au concert d'Emily Loizeau.

Au risque de perturber leurs dizaines milliers de fervents lecteurs, les Turbulentes annoncent qu'elles changent de moeurs...

Finis pour elles le triple Big Mac, la frite grasse et les sundaes double ration de cacahuètes. Terminées la rapidité, la jeunesse, l'insouciance,
les Turbulentes deviennent des dames et les Turbulentes, avant leur concert, vont au restaurant...



...et elles fêtent ça.

En y réfléchissant bien, c'est drôlement sympa de devenir une dame : on peut boire de l'alcool en mangeant.

Les Turbulentes, en grandes dames qu'elles sont désormais (rassurez-vous, ça ne va pas durer), ne vont plus seulement voir de beaux apollons en concert. Elle choisissent la musique avant tout et elles vont voir Emily Loizeau.

Salomé et Victoire espéraient ainsi revivre les heures de joie passées dans la clio de cette dernière, sur la route des vacances d'été qui les avait menées à Avignon, à chanter à tue-tête (une fois n'est pas coutume) La Femme à barbe.



Avec Emily, on entre en transe.
Obligatoirement. 
Peut-être grâce aux percussions, au tambour, aux castagnettes. 
Peut-être un peu grâce au violoncelle (et au violoncelliste).
Peut-être aussi grâce aux personnages, hauts en couleurs, que l'on rencontre au détour des chansons.
Mais surtout grâce à ce petit bout de femme, dans sa superbe robe, qui danse, qui crie, qui frappe du pied, possédée elle-même, et qui envoûte son public en un tour de main.



Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Après de nombreux rappels d'une grande qualité, mêlant humour et reprises, il fallut l'accepter : le concert était terminé.



Mais les Turbulentes ne rencontrèrent pas que le piano à la fin du concert ! Que nenni ! 
Et elles n'attendirent pas non plus 1h30 dans le froid, re-que nenni !
Pour faire dédicacer leur disque, elles attendirent bien au chaud, une vingtaine de minutes, en sirotant des Martinis...



Ah... euh... oui. Les Tubulentes sont des dames,
 les Turbulentes ont un rang à tenir,
 les Turbulentes ont des coubes parfaites...

Salomé craqua donc (quelle folie)  pour un jus d'orange (même pas 100% pur jus), et Victoire s'en tint au "programme" et opta pour une tisane Ligne et Equilibre.

Exiting.





Découvrez la playlist 032 - Concert Emily Loizeau avec Emily Loizeau

lundi 4 janvier 2010

Où l'on découvre l'accueil réservé aux Turbulentes pour 2010.


C'est d'un pas lourd (la dinde fourrée au foie gras accumulée sur les hanches, ça ralentit) et la moue aux lèvres que les Turbulentes se rendirent au collège en ce lundi de rentrée.

Elles avaient tout fait pour essayer de limiter les dégâts : gommage à la noix de coco, vitamines C, Lily Allen à fond, mais tout fut anéanti en un instant.

Leurs adorables bambins leur avaient préparé une surprise pour la nouvelle année.






Puisque c'était comme ça, ça serait contrôle pour tout le monde, ça leur laisserait le temps de corriger les paquets de copies accumulés (et malencontreusement oubliés) sur leur bureau pendant les vacances.

Quand on les cherche, on les trouve.